Une œuvre

L’œuvre et le territoire

Au printemps de 1940, l’ombre grandissante de la défaite a provoqué le reflux du nord vers le sud d’une France saisie de panique devant l’approche de l’ennemi. Colette a vécu l’exode comme tant d’autres. « Baronne » devenue « madame », écrivain de renom, c’est « poussé(e) dans le dos » qu’elle quitte Paris avec son troisième mari Maurice Goudeket et part s’installer chez sa fille Colette de Jouvenel, dite Bel-Gazou, à Curemonte où la vie s’organise tant bien que mal.

Le Journal à rebours commence là, dans le logis de fortune au cœur des deux châteaux en ruine de Saint-Hilaire et Plas. Colette y séjourne de juin à septembre 1940, et elle s’y ennuie… Elle y écrit une partie, qu’elle intitule "Danger", début de Journal à rebours, paru en 1941, qui n’a, en fait, rien d’un journal. En effet, le volume réunit des textes publiés dans des journaux ou des magazines de 1934 à 1940. Ainsi se mêlent des pages écrites antérieures à l’évocation de l’exode de juin 1940, comme des textes sur la Provence, des textes animaliers ou encore des réflexions qui entraînent un retour à son enfance avec sa mère Sido et à l’école.

Bonus

  • Carte postale du château de Curemonte annotée
    Carte postale « Curemonte - Le Château, côté levant » avec des annotations de Colette.
    Collection : Fonds Conseil Général de l’Yonne. Source : Centre d’études Colette
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