Jean Lurçat

À propos

Né à Bruyères dans les Vosges le 1er juillet 1892, Jean Lurçat est un peintre qui s’est illustré dans des domaines très variés : fresque, vitrail, céramique, et comme décorateur de théâtre ou peintre-cartonnier.

Jean Lurçat abandonne ses études de médecine après sa première année pour entrer dans l’atelier de Victor Prouvé — tête de pont de l’école de Nancy, fer de lance de l’Art nouveau en France — où il fait son apprentissage de peintre et de fresquiste. En 1912, il s’installe à Paris où il poursuit son apprentissage tout en s’impliquant dans la vie culturelle et politique de son époque.

Blessé durant la Première Guerre mondiale, Jean Lurçat peint des aquarelles et s’essaie à la lithographie au cours de sa convalescence. À partir de cette période, sa mère commence à transformer ses peintures en grands canevas (technique du point à l’aiguille). Entre 1919 et les années 1930, Jean Lurçat confie ses nouveaux tableaux à sa première épouse, Marthe Hennebert, qui se fait interprète et brodeuse pour les canevas suivants.
Pour la boutique de Marie Cuttoli, éditrice et mécène d’art d’origine corrézienne, il dessine aussi des modèles, de tapis au début, puis pour une première tapisserie qu’elle envoie en 1933 à Aubusson, dans l’atelier Delarbre. C’est le premier lien entre Lurçat et Aubusson.

En septembre 1939, il s’installe à Aubusson avec les peintres et graveurs Marcel Gromaire et Pierre Dubreuil. Ils sont envoyés à Aubusson par Guillaume Janneau, le directeur des Manufactures nationales, dans le but de contribuer au renouveau de la création contemporaine en tapisserie qui, à l’époque, subit une grave crise.
Avec le soutien et les conseils de quelques Aubussonnais de la profession (Maingonnat, Tabard…), les trois artistes deviennent à Aubusson des peintres-cartonniers. Ils créent chacun de nombreux modèles, remarqués par la force inédite de leur expression et par leurs gammes de couleurs. Jean Lurçat met au point un nouveau langage technique : carton numéroté, palette réduite, tissage robuste à large point. Il abandonne la peinture à l’huile au profit de la gouache. Le renouveau de la tapisserie démarre alors et Jean Lurçat en est considéré comme le fondateur.

Jean Lurçat décède à Saint-Paul-de-Vence, dans les Alpes-Maritimes le 6 janvier 1966.

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