Jean Corrèze

À propos

Né en 1945 à Tulle, Jean Corrèze vit aujourd’hui à Bordeaux. Il a conservé de multiples liens avec son département natal, parmi lesquels le nom d’artiste qu’il a choisi pour signer ses œuvres.

Il se revendique peintre fractal, une dénomination encore peu répandue. De quoi s’agit-il ? L’art fractal est né dans les années 80 sur les deux rives de l’Atlantique. Il s’inspire de la découverte d’objets mathématiques insolites par Benoît Mandelbrot. Ce savant renommé, ancien élève du lycée de Tulle, a vécu aux États-Unis où il développa la théorie des fractales vers 1975. Fractale vient du latin fractus qui veut dire brisé. Cette nouvelle géométrie repose sur l’auto similitude. Encore un mot savant ? Mais non. Il s’agit simplement de qualifier certaines structures naturelles (un chou-fleur coupé en deux par exemple) dans lesquelles la forme de l’ensemble est similaire à celle des éléments qui le composent. Faites l’expérience et vous comprendrez la simplicité de ce qui semble si abstrait.

Mais revenons à l’art. S’inspirer de la nature est le lot commun de tous les créateurs depuis que le monde est peuplé d’humains. S’inspirer, soit, mais la parole doit revenir à l’artiste. C’est bien là une préoccupation majeure de Jean Corrèze car sa vision fractaliste de l’univers est très ancienne et ne résulte pas de l’étude des théories mathématiques. Disons que les deux cheminements se sont rencontrés mais que Jean Corrèze se veut peintre avant tout, et non pas le copiste de telle structure chaotique, ni de courbes majestueuses tracées à l’aide de logiciels informatiques. L’imagination et la sensibilité du créateur restent sur le devant de la scène. C’est le développement d’une recherche originale qui doit attirer l’attention quand nous contemplons ses œuvres.

C’est dans cet esprit qu’il a entrepris, conjointement avec Philippe Biget, d’évoquer notre région sous tous ses aspects dans le livre Le Jardin limousin (Éditions Alain Benoît, 2004).

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