Jean-Baptiste Boudeau

À propos

Jean-Baptiste Boudeau voit le jour en 1881 au-dessus d’une épicerie à Saint-Priest-Taurion, au confluent de la Vienne et du Taurion.

De 1900 à 1924, Jean-Baptise Boudeau va réaliser 4981 photographies noir et blanc au gré de ses livraisons, au rythme de son cheval tirant sa carriole et sillonnant une quarantaine de communes dans les cantons d’Ambazac, de Saint-Léonard-de-Noblat, d’Eymoutiers, de Laurière, et dans les environs de Limoges. L’homme est ordonné : il range, classe, numérote ses plaques, précise les dates, les lieux et parfois même les noms des personnages.

Au fil du temps, le goût pour la photo semble avoir pris le dessus sur l’épicerie et Boudeau édite une partie de son travail photographique en cartes postales. Sa passion le conduit à mener une nouvelle activité professionnelle des plus prenantes : chaque fin de semaine, la bicyclette remplaçant souvent la carriole, Boudeau, accompagné d’amis proches, va de village en village suivant le calendrier des fêtes et manifestations. À la belle saison, il se transforme aussi en photographe de mariages. Dans un rayon de 20 à 30 kilomètres autour de Saint-Priest-Taurion, c’est le portraitiste favori de la clientèle rurale. L’appareil photo de Boudeau enregistre pour l’éternité le bonheur de couples de paysans, d’artisans mais aussi de domestiques, voire même de petits bourgeois. Cette activité, qu’il développe surtout après 14-18, constitue alors un complément de revenus appréciable, et couvre les frais d’un violon d’Ingres coûteux.

Boudeau continue à parcourir les environs jusqu’au décès de sa mère, Mme veuve Boudeau, en février 1924. C’est à cette date, bien que n’étant âgé que de 43 ans, qu’il va cesser toute activité de photographe pour ne se consacrer qu’à l’épicerie. Il a pris soin de conserver ce patrimoine jusqu’à sa mort en 1959.

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