Izis

À propos

Né en 1911 en Lituanie, Israëlis Bidermanas, alias Izis, fuit son pays natal et les persécutions antisémites en 1930 pour trouver refuge en 1931 à Paris, où il travaille dans différents studios photographiques.
En 1941, Izis, avec sa femme et son fils, fuit Paris et s’installe à Ambazac, en Haute-Vienne. Il y travaille pour des photographes locaux. Arrêté par les Allemands, il est libéré par la Résistance. À la libération de Limoges, il rejoint les Forces françaises de l’intérieur (FFI) et réalise la série de portraits de maquisards intitulée Ceux de Grammont.

De retour à Paris, en 1945, Izis rencontre Brassaï. Après un passage par l’hebdomadaire du Parti communiste, Regards, il intègre en 1949 Paris Match, auquel il fournit portraits et reportages pendant une vingtaine d’année.
Au fil des portraits qu’il réalise naissent de grandes amitiés : Camus, Calder, Cocteau, Colette, Piaf, Éluard... et surtout Jacques Prévert qui le dénomme « le colporteur d’images ».
En 1951, il fait partie des “Five French Photographers” exposés au Museum of Modern Art de New-York, aux côtés de Brassaï, Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau et Willy Ronis.

En remerciement de l’accueil que les habitants d’Ambazac ont réservé à Izis et à sa famille, Manuel Bidermanas, fils d’Izis, fait don à la commune du matériel photographique de son père et d’un accès privilégié à son œuvre. Ainsi, en 2001, est créé l’Espace Izis sous l’impulsion d’Elisabeth Maciéjowski, maire de la ville. Les portraits de Ceux de Grammont y sont visibles depuis juin 2012.

Œuvres liées