Henri Chevalier, dit « Jagondi »

À propos

L’accordéoniste Henri Chevalier, surnommé « Jagondi », vivait au hameau des Borderies, à Mézières-sur-Issoire. Gardien de troupeau, puis laboureur, il se procure un jour un accordéon Dedenis (fabricant de Brive).

Dès lors, « Jagondi » n’a pas cessé de jouer aux veillées, aux noces, devant les conscrits, et comme il ne ménageait pas sa peine et qu’il verse naturellement dans la bonne humeur, sa réputation a tôt fait de dépasser les limites du canton. Il a usé six accordéons et vient d’en acheter un septième. Souhaitons qu’il lui fasse encore long usage.

Chez Jagondi - Musique et chants traditionnels de Basse-Marche, disque 33 tours, années 1970.

Sur la pochette du disque qui lui est en partie consacré, on peut lire un extrait de témoignage du musicien évoquant la première noce qu’il a eu à accompagner.

J’avais dix-huit ans. C’était à Nouic. J’ai pris le marié au chalet du Fraisse et j’ai pris la mariée à Plaisance de Nouic, avec l’accordéon devant... ça faisait un petit kilomètre... Mais je vais vous dire que j’ai pris des mariés que j’ai fait huit kilomètres sur la route des fois... J’en ai pris deux, il y avait deux mariés à l’Agérie, je les ai menés à Blond ; ça faisait huit kilomètres et j’ai joué devant en y allant, je les ai emmenés à l’église et à la mairie en jouant. Quand j’arrivais à l’église, je me mettais à côté, je les laissais entrer... et puis je les ramenais chez eux pour manger, ils faisaient la noce dans la grange et je jouais encore devant les huit kilomètres...

Chez Jagondi - Musique et chants traditionnels de Basse-Marche, disque 33 tours, années 1970.

Œuvres liées