Eugène Alluaud dessine la guerre de 14-18 Gourkas à Saint-Sulpice-Laurière

Pastel sur papier, musée des Beaux-Arts de Limoges.

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Eugène Alluaud, Gourkas à Saint-Sulpice-Laurière
Photo : Frédéric Magnoux
© Musée des Beaux-Arts de Limoges – Palais de l’Évêché

L’œuvre et le territoire

Les Gourkas (ou Gurkhas) sont les membres d’une unité d’élite de l’armée britannique. Leur histoire commence lors de la guerre du Népal en 1814-1816. Les Gurkhas étaient alors des tribus guerrières népalaises qui opposèrent tellement de résistance aux troupes britanniques que l’état major de Sa Majesté décida de les recruter dans un régiment spécifique. Depuis lors, ils se battent sous les couleurs de l’Union Jack et ont pris part à tous les conflits. Lors de la Première Guerre mondiale, ils ont combattu sur la Marne, en Mésopotamie et à Gallipoli. Puis, lors de la Seconde Guerre mondiale, ils ont combattu face à l’Afrikakorps avant d’affronter les japonais dans les jungles birmane et malaisienne. Plus récemment, ils ont pris part aux opérations en Irak et en Afghanistan.

C’est cette troupe de soldats qu’Eugène Alluaud a eu l’occasion de rencontrer et de croquer durant la Première Guerre mondiale, alors qu’ils attendaient dans la brume en gare de Saint-Sulpice-Laurière.

À propos de Eugène Alluaud dessine la guerre de 14-18

Âgé de 48 ans en 1914, Eugène Alluaud n’est pas mobilisable. Il continue à travailler chez Haviland & Cie mais, pendant toute la durée de la guerre, il va produire de nombreux dessins et esquisses, prenant pour sujet le quotidien des hommes, femmes et enfants que la guerre fait soldats, blessés et prisonniers, réfugiés, ouvrières de l’armement... que ce soit à Limoges, Rouen ou encore sur la ligne de front dans la Somme et en Belgique.
Le Courrier du Centre publie certains de ses dessins dans ses colonnes et édite neuf fascicules réunissant chacun six dessins héliogravés selon les thématiques suivantes : Les Hindous, Les Highlanders, Les blessés, Nos soldats, Les Émigrés, Les Boches, Les Anglais, Les Indiens et La Rue.

Lors des Journées du Limousin des 21 et 22 mai 1916, il dessine une série de sept assiettes et deux vide-poches en porcelaine, chaque pièce évoquant un motif militaire différent, afin de les vendre au profit des soldats.

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