Géotopoét(h)ique

6 œuvres

L’œuvre et le territoire

Dom et Jean Paul Ruiz ont pris conscience que l’art ne fait généralement que représenter le paysage comme étant naturel et ont tenté dès lors par leur travail de montrer que « le paysage est le résultat de l’intervention humaine », que le paysage est, entre autre, le résultat d’une économie, « non visible en tant que telle ».
Ils mettent ainsi en place la géotopoét(h)ique, protocole qui leur permet de créer une œuvre « présentant les éléments du paysage afin que le “regardeur” reconstitue alors lui-même, à l’aide de l’accumulation des propositions visuelles, une image unitaire : sa propre vision du territoire, s’appropriant ainsi son lieu. »
Avec la Géotopoét(h)ique, Dom et Jean Paul Ruiz tentent d’épuiser les attributs qui constituent un « territoire-paysage » : la géographie (géographie, géologie, politique, économie, démographie...), la toponymie et la topographie, la poésie, à prendre ici au sens de l’écrit ainsi que l’ét(h)ique, c’est-à-dire « la responsabilité en tant que citoyen de la préservation de la biodiversité, l’obligation à l’éducation au développement durable ».