Georges Brassens

Georges Brassens au Théâtre national populaire, 1966
Photo : Roger Pic ; source : Wikimedia Commons.

À propos

Né le 22 octobre 1921 à Sète (Hérault), et décédé à Saint-Gély-du-Fesc, dans le même département, le 29 octobre 1981, Georges Brassens est considéré comme l’un des plus grands noms de la poésie et de la chanson française du XXe siècle.

Peu motivé par ses études, Georges Brassens est néanmoins sensibilisé à la poésie par un de ses professeurs de français du collège de Sète, et découvre Ray Ventura ou Charles Trenet. La « mauvaise réputation » qu’il se fait en ville en raison des larcins qu’il y commet avec quelques amis, le pousse à gagner Paris où il loge chez une tante.
Brièvement manœuvre aux usines Renault au début de la Seconde Guerre mondiale, il développe une importante culture littéraire pendant l’Occupation, en fréquentant assidûment la bibliothèque du quartier. Il écrit alors ses premiers poèmes. Réquisitionné pour le STO, il fuit l’Allemagne après une année et se réfugie chez les époux Planche, amis de sa tante, impasse Florimont dans le 14e arrondissement de Paris. Il y reste vingt-deux années.

Après la Libération, Brassens est introduit par quelques amis dans de fameux cabarets de la capitale (comme le Caveau de la République ou le Lapin Agile), où, mal à l’aise, il ne rencontre pas le succès. Le déclic survient chez Patachou en 1952, et se vérifie au théâtre des Trois Baudets de Jacques Canetti. Brassens réalise ses premiers enregistrements et en 1954, année de ses débuts à l’Olympia, il obtient un Grand prix du disque de l’Académie Charles-Cros. Ses premiers succès sont Le Gorille, Chanson pour l’Auvergnat ou Hécatombe. Dès la fin des années 1950, il fait aussi carrière à l’étranger, et acquiert à cette époque le moulin de la Bonde, à Crespières, à l’ouest de Paris.

Les années 1960 sont celles de nombreux succès populaires (Les Trompettes de la renommée, Les Copains d’abord, Supplique pour être enterré à la plage de Sète…). Il met en chanson les poèmes de grands noms de la littérature (Paul Verlaine, Paul Fort, Alphonse de Lamartine, Alfred de Musset…), et compose un peu pour le cinéma (Michel Audiard, Yves Robert). En 1967, l’Académie française lui décerne son Grand Prix de poésie. En 1969 a lieu la mythique rencontre avec Jacques Brel et Léo Ferré. En 1970, il quitte la région parisienne pour la Bretagne. Trois ans plus tard, il fait son entrée dans le Larousse.

Au fil de sa vie, il développe une conscience anarchiste, anticléricale et antimilitariste, qui l’amènera à se mobiliser en faveur des objecteurs de conscience, ou contre la peine de mort. Au cours de sa carrière, les polémiques que certaines de ses chansons stimulent par leur engagement militant, contribuent largement à sa notoriété.

Affaibli par des problèmes rénaux puis un cancer de l’intestin, il meurt en 1981 et est inhumé à Sète, ville dont il a gardé de nombreux amis et à laquelle il voua toute sa vie un attachement important.

Œuvres liées