Église d’Oradour-sur-Glane

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Paul Villemain, église d’Oradour-sur-Glane
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L’œuvre et le territoire

Le 10 juin 1944, le village d’Oradour-sur-Glane est détruit et ses habitants massacrés par des soldats de la division Das Reich du général Lammerding.
En juillet 1944, la Délégation générale à l’équipement national qui a la responsabilité des reconstructions au titre des dommages de guerre, envisage l’édification d’un nouveau bourg à Oradour, sur un terrain à proximité des ruines.

Paul Villemain est chargé, entre autres, d’effectuer les plans de l’église pour remplacer la chapelle provisoire, édifiée au milieu du village des baraquements. Le 10 juin 1952, est posée la première pierre et trois ans plus tard, le 12 juillet 1953, la construction s’achève par la bénédiction des cloches.

L’architecture de cette église s’inscrit dans un mouvement de construction d’églises appelé « chantiers du cardinal Verdier » remettant en cause l’utilisation abusive d’un art néo-gothique ou néo-roman dans l’architecture.
Cette église, construite en béton, reprend la symbolique du monument commémoratif. Trait d’union entre le passé et le présent, elle est destinée à être perçue de loin. Elle se compose de volumes simples : un clocher élancé et un plan carré.

Intérieurement, les trois murs-rideaux, avec des bandes de vitraux très élancées, offrent une importante lumière et contrastent avec le fronton triangulaire de style néo-classique.

Au nord, un portail imposant s’ouvre dans une fresque de couleurs vives et contrastées évoquant la paix et la conciliation. Le recours important à des artistes témoigne d’une volonté de renouveau artistique lié à l’art sacré.

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