Monet en Creuse. Le printemps d’une méthode Dans la traversée du regard...

Jean-François Demeure, Monet en Creuse. Le printemps d’une méthode, Éditions Culture & Patrimoine en Limousin, 2011.

© Culture & Patrimoine en Limousin

Dans la traversée du regard, « l’imprévu exact » d’un éclair bleu construit d’une rive l’autre, le confluent. Un martin-pêcheur sans autre forme que sa fulgurance bleue. Monet n’évoque pas la faune ni la flore du lieu. Il ignorait sans doute que son lieu de séjour désignait le frêne (Fresselines, du latin fraxinus) et ne semble pas savoir quel est le nom de l’arbre qu’il peint et fait effeuiller car, dans ses lettres à Alice, il le désigne sous le vocable « l’arbre », mon arbre avant d’écrire « mon pauvre chêne », « mon vieux chêne ». Il ne peint pas pour documenter une espèce identifiée, son intérêt est concerné par le genre arbre et seulement comme motif capteur de la variation.

Jean-François Demeure, Monet en Creuse. Le printemps d’une méthode (Dans la traversée du regard...)
© Culture & Patrimoine en Limousin

L’œuvre et le territoire

Jean-François Demeure nous montre l’importance que portait Monet au motif, ici l’arbre, et non pas à ce qu’il représentait exactement.

À propos de Monet en Creuse. Le printemps d’une méthode

Le livre Monet en Creuse. Le printemps d’une méthode est indissociable du DVD Monet, Eaux-Semblantes, l’imprévu exact qui le complète. Cet ensemble nous fait partager l’aventure de Jean-François Demeure, parti sur les traces de Monet à Fresselines, en Creuse. C’est là, sur les rives des deux Creuse en 1889, que Monet amorce sa méthode des séries en une belle vingtaine de tableaux.

Jean-François Demeure renouvelle l’expérience de ce séjour de mars à mai, plus d’un siècle après.

Exactement aux mêmes dates, il se livre à une réflexion croisée entre l’œuvre du peintre et celle du film en construction – dont il est également l’auteur.
Croisement de deux méthodes, deux questionnements, deux créations. Le regard, l’attente, l’obstination, les intempéries et le leitmotiv du temps irréversible, scandent le récit.
Le film, à l’instar de Monet, utilise la méthode sérielle pour capter les variations de la lumière, dans une esthétique quasi musicale.
Texte et film composent une œuvre d’artiste, offrant en miroir ce regard personnel sur Monet.

(Culture & Patrimoine en Limousin)

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