Colette

Colette à 40 ans
Collection Jouvenel / Centre d’études Colette
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À propos

Née à Saint-Sauveur-en-Puisaye (Yonne) le 28 janvier 1873, Sidonie Gabrielle Colette, dite Colette, est une artiste de renom aux multiples facettes, tantôt romancière et chroniqueuse de guerre, tantôt pantomime de music-hall.

Le 15 mai 1893, à vingt ans, Colette se marie avec Henri Gauthier-Villars, surnommé Willy, journaliste qui, stupéfié par le don littéraire de sa femme, la convainc de romancer ses souvenirs. Elle connaît un premier succès avec Claudine à l’école (1900), qui la pousse à en écrire la suite avec Claudine à Paris (1901), Claudine en ménage (1902) et Claudine s’en va (1903). Ces premiers succès littéraires et la renommée parisienne de son mari l’amènent à prendre part à de nombreux salons littéraires qui contribuent à sa carrière littéraire.

Séparée de son mari en 1906, Colette entame une carrière de mime et d’actrice de music-hall en compagnie de son amie Missy, expérience qu’elle relate dans La Vagabonde (1910) puis dans L’Envers du music-hall (1913).

Mariée en secondes noces en 1912 à Henry de Jouvenel, Colette donne naissance en 1913 à son unique enfant, Colette Renée de Jouvenel, dite Bel-Gazou, fruit de la terre limousine dont elle dresse le portrait dans les Heures longues (1917). Colette est limousine à deux périodes bien différentes de sa vie : entre 1911 et 1923 puisque, baronne de Jouvenel, elle séjourne régulièrement au château de Castel-Novel que possède son mari ; puis au cours de l’été 1940 où elle se réfugie dans le château de sa fille à Curemonte.
À cette époque, elle devient également journaliste notamment au Matin, tout en faisant paraître des nouvelles et des romans sous forme de feuilletons.

Colette s’est toujours abondamment nourrie de sa vie pour écrire ses œuvres. Elle s’inspire notamment de son jeune amant pour le Blé en herbe (1923), rend hommage à sa mère dans Sido (1930), et évoque son enfance dans la Maison de Claudine (1922).

Élue à l’unanimité en 1945, Colette est la deuxième femme à intégrer l’académie Goncourt — après Judith Gautier en 1910. Elle en devient même la première femme présidente de 1949 à 1954.

Clouée dans un fauteuil en raison d’une polyarthrite, Colette s’éteint dans son appartement du Palais-Royal à Paris le 3 août 1954. En dépit de sa réputation sulfureuse et du refus par l’Église catholique d’un enterrement religieux, Colette est la première femme à laquelle la République ait accordé des obsèques nationales. Pierre Mac Orlan confie le jour de ses funérailles que Colette est la femme la plus libre du monde. Elle laisse derrière elle une œuvre littéraire riche, sulfureuse et personnelle.

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