Éclats de pierres, éclats de vies Cogner le granit

Compagnie Le Chat perplexe, Cogner le granit, Les Ardents éditeurs, 2015.

L’œuvre et le territoire

La grande histoire, celle que tout le monde connaît, c’est d’abord l’ascension de Mussolini dans l’Italie des années 1920 qui prive d’emploi ceux qui n’ont pas la carte du parti fasciste.

Les petites histoires, celles dont on entend plus rarement parler, ce sont les parcours de vie de tous ces anonymes, hommes et femmes, qui ont dû s’exiler, changer de vie, de langue, de pays... et qui ont trouvé refuge en France.

Nombre d’entre-eux, tailleurs de pierre venus notamment du nord de l’Italie, se sont installés en Limousin, où l’exploitation du granit prenait une ampleur formidable, l’essor des grandes villes exigeant des quantités extraordinaires de pavés, de bordures de trottoir...

Cogner le granit propose notamment une synthèse de l’exposition « Le fil de la pierre », qui revient sur cette histoire méconnue et interroge notre passé, les notions de déracinement, d’enracinement, de mixage culturel… L’objectif du photographe Ernesto Timor, nous invite à regarder d’un autre œil les paysages envoûtants des anciennes carrières, peuplés de traces. Il a également tiré le portrait des derniers témoins de cette époque et de leurs descendants qui perpétuent cette histoire. La mémoire passe aussi par des documents d’archives, photos de famille, films amateurs et collecte de paroles.

À propos de Éclats de pierres, éclats de vies

« Éclats de pierres, éclats de vies » est un projet mené par la compagnie Le Chat perplexe de janvier 2013 à octobre 2014 mêlant diverses créations, réalisations, et plus particulièrement le spectacle Le bal des casse-cailloux ainsi que l’ouvrage Cogner le granit.
Ce projet visait à mettre en valeur un patrimoine à la fois naturel et culturel : les traces laissées aussi bien dans le paysage que dans la vie locale par les tailleurs de pierre italiens.

Durant un an, les acteurs de la compagnie ont mené un ensemble d’actions éducatives, artistiques, et culturelles à travers des collectages, des ateliers, une exposition et un spectacle. Ce fut l’occasion de bâtir « un pont artistique » entre la Creuse et le nord de l’Italie, et notamment le Frioul, région dont étaient originaires la plupart des tailleurs de pierre, et où sont repartis certains d’entre eux.

Dans la même série Éclats de pierres, éclats de vies