Charles Féola

À propos

Né à Philippeville (aujourd’hui Skikda, Algérie) le 13 mai 1917, Charles Féola est un artiste peintre qui montre très jeune une prédisposition pour le dessin et la peinture, se consacrant très tôt, en autodidacte, à la peinture à l’huile.

Mobilisé en Tunisie, il participe aux combats contre l’Afrika Korps ; fait prisonnier en 1942, il est rapidement libéré, rejoint finalement la France et s’installe à Paris, plus précisément à Montmartre.
Il y découvre l’œuvre de Fernand Herbo qui devient son premier maître parisien et qui l’amène à travailler la pâte, déposant massivement la matière sur la toile.
C’est également là qu’il rencontre Maurice Utrillo auprès de qui il perfectionne son apprentissage de la peinture.

Dès le début des années 50, Charles Féola partage sa vie entre Montmartre et Argentat, en Corrèze, où il fait l’acquisition d’une petite ferme avant de se construire une demeure de ses propres mains. Dès les années 60, son goût pour cette région d’adoption transparaît dans ses œuvres. C’est en 1982 qu’il s’y installe définitivement. Il y décède en 1994.

Il plante souvent son chevalet dans les ruelles d’Argentat car il a besoin de s’imprégner des coins qu’il aime comme les quais de la Dordogne avec leurs belles maisons anciennes. La production artistique corrézienne de Charles Féola est aussi importante que son œuvre parisienne. Argentat, Beaulieu-sur-Dordogne, Tulle, les Tours de Merle sont les sites qui ont beaucoup inspiré « Charly ». Les procédés de l’élève et de son maître, Utrillo, malgré leurs similitudes, nous montrent bien des nuances : les toiles de Féola son lumineuses, joyeuses, colorées, sans doute l’influence d’un caractère méditerranéen. [...] Ses toiles de sa période corrézienne sont pleines de lumière et de verdure, solides comme les maisons de granit aux toits de lauzes de schiste qu’il peignait mais aussi limpides comme les eaux de la Dordogne et bouillonnantes comme la vie pleine d’énergie qu’il menait auprès des siens, à Embarran. Le pays d’Argentat est devenu sa nouvelle patrie et la vallée de la Dordogne son cœur.

(Jacques Bachellerie)

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