Le Salon des berces Benjamin...

Gilles Clément, Le Salon des berces, Nil Éditions, 2009, p. 71-72

© Robert Laffont

Benjamin le poète, dit le Barbu, considère la vie avec mesure et circonspection. Il exerce sa curiosité dans le passé ancien de la Terre, découvre un gisement d’aigue-marine au fond d’une crevasse, sur l’éperon rocheux de Crozant où se dressent les tours en ruine d’une forteresse Lusignan. Il signale la présence d’un opidum romain dans le canton et, pour des raisons propres à ses terrains de fouille, se spécialise dans le Magdalénien. Cette période du paléolithique supérieur - la civilisation du renne - le fascine. Il insiste sur l’importance de la vallée de la Creuse dans les migrations humaines et garde chez lui les silex trouvés sous Fressignes où les buis en bosquet témoignent d’un ancien campement.

Gilles Clément, Le Salon des berces (Benjamin...)
© Robert Laffont

L’œuvre et le territoire

Cet extrait évoque les découvertes faites par Gilles Clément dans la vallée de la Creuse en insistant sur le fait qu’il y a eu des migrations humaines dans cette vallée depuis le paléolithique supérieur.
Selon son concept, c’est le « jardin planétaire » qui prend en compte la diversité des espèces qui existent sur notre planète.

À propos de Le Salon des berces

Le Salon des berces est un ouvrage qui décrit la vallée des Papillons, en Creuse, avec toute l’imagination de l’auteur de quand il était enfant, autour de sa nouvelle maison. Il y évoque un jardin en mouvement, un observatoire des espèces, un laboratoire de la nature où se trouvent toutes les questions environnementales qu’il se posait et qui ont fait de lui un paysagiste mondialement célèbre et respecté.

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