Bains-douches de Chénérailles

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Bains-douches de Chénérailles
Photo : Colette Aymard
© DRAC Nouvelle-Aquitaine

L’œuvre et le territoire

Au début des années 1950, la commune de Chénérailles souhaite s’équiper de bains-douches et profite de travaux d’adduction d’eau pour combler un retard important en équipements sanitaires. Le projet est validé en 1957. Une laverie complète l’équipement, prévu à l’emplacement d’une halle inutilisée. L’édifice comprend sept cabines et deux bains.

L’architecte a joué sur la polychromie et l’opposition des matériaux :

  • soubassement en béton de gravier recouvert d’un mortier de ciment coloré ;
  • murs en élévation en moellons de granit taillés et équarris jointoyés en creux au mortier de ciment ;
  • béton armé pour la corniche débordante et les linteaux des baies.

En partie haute, les pavés de verre disposés en bandeaux permettent d’éclairer l’intérieur tout en préservant l’intimité des utilisateurs. De petites baies carrées à quatre pavés de verre sont intercalées de façon régulière dans ce bandeau pour permettre l’aération des cabines.

On accède à l’intérieur par une porte d’entrée munie d’une grille en fer forgé. Quelques marches permettent d’atteindre le rez-de-chaussée où se trouvent la salle d’attente, la laverie séparée par une cloison équipée d’un châssis vitré et un bureau-caisse.

Au sous-sol se trouve la chaufferie fonctionnant au mazout.
Les espaces dédiés aux bains étaient carrelés en grès cérame blanc et disposaient d’un simple équipement comme un banc, un porte-savon, un miroir, un caillebotis et d’un dispositif d’appel en cas de besoin.

Dès les années 1970 l’établissement est déficitaire. La commune externalise l’activité lingerie à une entreprise de Guéret et augmente les tarifs avant que la fermeture de l’établissement n’intervienne en 1983.

Des équipements intérieurs, seule subsiste l’ancienne cloison vitrée de la laverie. Les bains-douches ont été transformés en syndicat d’initiative.

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