Auguste Rodin

Photographie d’Auguste Rodin par Nadar

À propos

Auguste Rodin naît à Paris dans une famille modeste en 1840. Très tôt il se voit attiré par le dessin et souhaite entreprendre une carrière artistique. Il n’est pas accepté à l’École des Beaux-Arts mais intègre l’École impériale de dessin et de mathématiques. En sortant de l’école, le jeune artiste travaille pour des entrepreneurs, devant se contenter de dégrossir des marbres. Il connaît ainsi une relative précarité jusqu’à l’âge de 50 ans. En parallèle, il loue un atelier près des Gobelins où il continue ses propres recherches sculpturales. C’est dans cet atelier que l’une de ses pièces est remarquée par le sculpteur Jules Desbois. Ce dernier réalise un moulage de l’œuvre de Rodin et le présente aux Beaux-Arts. Face à la foule admirative de l’objet, Jules Desbois leur avoue que c’est l’œuvre d’un artiste refusé et à l’École et au Salon. Cet épisode vaut alors à Rodin de se faire remarquer par Albert Carrier-Belleuse qui fait appel à lui pour le seconder en tant que praticien au sein de son atelier situé en Belgique.

Rodin rentre en France en 1877 et y expose pour la première fois avec L’âge d’Airain. C’est le début de sa carrière. Cette première œuvre lui vaut d’être accusé de surmoulage, c’est-à-dire d’un moulage sur nature au lieu des traditionnelles études de profil. Ce scandale permit d’attirer l’attention sur l’artiste et lui valu sa première commande. Dès lors la notoriété s’installe et les commandes s’accélèrent. Rodin est désormais appelé à réaliser de nombreux bustes ou monuments dédiés à des personnalités.

En 1883, il fait la rencontre de Camille Claudel. Tour à tour élève, modèle, muse, amante, son histoire avec Rodin durera une dizaine d’années.
Rodin rencontre son plus grand succès lors de l’Exposition universelle de 1900, qui le fait connaître auprès des publics étrangers. Par la suite, on lui commande le monument en hommage à Victor Hugo, destiné au Panthéon où sera également déposée en 1906 l’une de ses plus célèbres œuvres : Le Penseur.
À la fin de sa carrière, Rodin se voit confier le monument à la mémoire des combattants de Verdun mais décède en 1917. Il est enterré à Meudon où il a fini ses jours auprès de sa femme, Rose Beuret, épousée très tardivement.

Œuvres liées